L’énergie est au cœur du modèle de développement de l’Algérie. Le système électrique est dominé par le gaz naturel, qui représente plus de 95 % de la capacité installée, estimée entre 25 et 26 GW. L’énergie solaire et l’hydroélectricité représentent ensemble moins de 2 % du mix énergétique, malgré des niveaux d’irradiation solaire parmi les plus élevés au monde dans les régions sahariennes. La stratégie nationale en matière d’énergies renouvelables vise une capacité solaire de 4 000 MW d’ici 2030 et de 15 000 MW d’ici 2035, marquant une évolution majeure vers des sources d’énergie plus propres. Le réseau électrique national est confronté à plusieurs défis, notamment le vieillissement des infrastructures, une numérisation limitée, des goulets d’étranglement dans les régions éloignées et d’importantes pertes de transport et de distribution estimées à 15 %. La modernisation du réseau est essentielle pour répondre à la demande croissante et intégrer d’importants volumes d’énergies renouvelables.
Aperçu
Contribution économique
L’accès à l’électricité atteint 99 % de la population et soutient l’industrialisation, la croissance urbaine et l’amélioration des niveaux de vie. La consommation annuelle d’électricité s’élève à 75 à 80 TWh et continue d’augmenter en raison de la croissance démographique, de l’expansion industrielle et de la numérisation. La consommation intérieure de gaz naturel dépasse 55 % de la production nationale, limitant les revenus d’exportation, en particulier pendant les périodes de prix internationaux élevés. Le développement des énergies renouvelables permettrait de libérer davantage de gaz pour l’exportation, de réduire les coûts de production et d’améliorer la fiabilité pour des secteurs clés tels que l’industrie manufacturière, la transformation agroalimentaire, l’exploitation minière et les services numériques.
Perspectives
L’Algérie prévoit d’accélérer le déploiement du solaire, de promouvoir des systèmes hybrides pour les régions éloignées, de moderniser les réseaux de transport et de distribution, d’adopter des technologies de réseaux intelligents, de renforcer les interconnexions régionales et d’encourager l’investissement privé à travers des mécanismes de producteurs indépendants d’électricité. La réduction des pertes du réseau de 15 % à moins de 10 %, la modernisation des postes électriques et la numérisation des opérations du réseau seront essentielles pour améliorer l’efficacité. Un système énergétique plus équilibré et plus résilient soutiendra la croissance industrielle, renforcera la compétitivité et consolidera la stabilité économique à long terme.