Aperçu

La fabrication est au cœur de l’agenda de transformation structurelle de la Côte d’Ivoire. Le pays a mis en place un écosystème industriel diversifié couvrant l’agro-transformation, la pétrochimie, les engrais, les plastiques, les produits pharmaceutiques, l’emballage, les matériaux de construction, la transformation du bois et le textile. Des zones industrielles modernes telles que PK24, San-Pedro et Yamoussoukro offrent des infrastructures intégrées pour accueillir des industriels de grande envergure et améliorer leur efficacité opérationnelle. Grâce à ses infrastructures portuaires en eau profonde, à ses actifs de transport multimodal et à une demande régionale croissante, la Côte d’Ivoire se positionne comme un grand hub industriel pour l’Afrique de l’Ouest et centrale.

Contribution économique

L’industrie représente environ 30 % du PIB, dont 15 % à 18 % pour l’industrie manufacturière, bien au-dessus des moyennes régionales. Entre 2018 et 2023, la production manufacturière a progressé de 7 à 10 % par an, portée par les bonnes performances de la transformation du caoutchouc, du broyage du cacao, de la transformation de la noix de cajou, de la production de ciment, des plastiques, des produits chimiques et des boissons. La production de caoutchouc transformé dépasse 700 000 tonnes par an, faisant de la Côte d’Ivoire l’un des principaux exportateurs mondiaux de produits semi-finis en caoutchouc. Les investissements industriels atteignent entre 300 et 500 milliards de francs CFA par an, reflétant la confiance croissante des investisseurs. L’industrie manufacturière soutient également des centaines de milliers d’emplois directs et indirects en zones rurales et urbaines.

Perspectives

L’expansion industrielle sera renforcée par le développement continu des zones industrielles, l’approfondissement des chaînes de valeur et la modernisation des ports et de la logistique. Le gouvernement vise à doubler les capacités de transformation du cacao et de la noix de cajou, à renforcer l’autonomie pharmaceutique et à accroître la production locale d’engrais, de plastiques et de matériaux de construction. L’intégration aux marchés de la ZLECAf constituera un moteur essentiel, offrant un accès à plus de 1,3 milliard de consommateurs. La croissance de la demande dans les villes d’Afrique de l’Ouest stimulera les exportations régionales. La digitalisation des douanes, les réformes de normalisation et l’amélioration de la fiabilité énergétique réduiront davantage les coûts et renforceront la compétitivité.

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