Aperçu

L’agriculture constitue l’épine dorsale de l’économie tanzanienne et demeure la principale source de subsistance pour la majorité de la population. Le secteur soutient directement et indirectement environ 65 à 70 % des Tanzaniens, principalement par l’agriculture familiale, l’élevage et la pêche. La Tanzanie est l’un des principaux producteurs d’Afrique de l’Est de cultures vivrières telles que le maïs, le riz, le manioc et le sorgho, tout en étant un important exportateur de cultures de rente comme le café, le coton, les noix de cajou, le thé, le tabac et les clous de girofle. Le pays est le plus grand producteur africain de noix de cajou et figure parmi les principaux producteurs de café du continent. L’élevage est largement répandu, avec l’un des plus grands cheptels bovins d’Afrique, tandis que la pêche — notamment dans le lac Victoria et le long de l’océan Indien — joue un rôle important dans la sécurité alimentaire et les exportations.

Contribution économique

L’agriculture contribue à environ 26 à 28 % du PIB de la Tanzanie et représente près de 65 % de l’emploi total, soulignant son rôle central dans la génération de revenus et la réduction de la pauvreté. La production végétale domine le secteur et représente près de 60 % de la production agricole, tandis que l’élevage contribue à environ 30 % et la pêche à environ 10 %. Les exportations agricoles représentent environ 30 % des recettes d’exportation totales, le café, les noix de cajou, le tabac, le coton et le thé constituant les principales sources de devises. Malgré son importance, la productivité reste relativement faible, la plupart de la production étant réalisée par de petits exploitants dépendant des pluies et d’une mécanisation limitée.

Perspectives

Les perspectives à moyen terme de l’agriculture sont positives, soutenues par les investissements publics dans l’irrigation, les systèmes d’entreposage sous récépissé, les subventions aux intrants agricoles et les infrastructures rurales. La hausse de la demande régionale, l’expansion des capacités d’agro-transformation et la diversification des exportations offrent un fort potentiel de croissance. Les opportunités prioritaires concernent la valorisation des noix de cajou, la torréfaction du café, les huiles alimentaires, le raffinage du sucre, la transformation laitière et la transformation du poisson. Toutefois, la variabilité climatique, les pertes post-récolte et l’accès limité au financement restent des défis structurels. Le renforcement de l’irrigation, de la mécanisation et de l’agro-transformation pourrait accroître significativement la productivité et la compétitivité à l’exportation.

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