Le secteur industriel de la Tanzanie connaît une expansion régulière, portée par des politiques d’industrialisation menées par l’État, axées sur la substitution aux importations et la création de valeur ajoutée. L’activité manufacturière est concentrée dans la transformation des aliments et des boissons, le ciment, les textiles et l’habillement, les produits pharmaceutiques, les articles en cuir, les plastiques, les produits chimiques de base et l’ingénierie légère. Le pays a également développé une solide industrie des matériaux de construction, soutenue par d’importants investissements dans les infrastructures. Les zones économiques spéciales et les zones de transformation pour l’exportation jouent un rôle croissant dans l’attraction d’investissements industriels, notamment autour de Dar es Salaam, Bagamoyo et Mwanza.
Contribution économique
Le secteur manufacturier contribue à environ 8 à 10 % du PIB et représente près de 20 % de la production industrielle. Il emploie plus d’un million de personnes directement et indirectement, particulièrement dans la transformation alimentaire, les textiles et les industries liées à la construction. Les aliments et boissons dominent la valeur ajoutée manufacturière, reflétant une forte demande intérieure. La production de ciment et la fabrication d’acier se sont rapidement développées, soutenant les projets d’infrastructures, de logement et d’énergie. L’industrie manufacturière contribue également aux recettes d’exportation grâce aux aliments transformés, au ciment, aux textiles et aux produits pharmaceutiques.
Perspectives
Le secteur industriel devrait poursuivre sa croissance, soutenu par l’augmentation de la consommation intérieure, le développement des infrastructures et l’accès aux marchés régionaux au sein de la Communauté d’Afrique de l’Est et de la Communauté de développement de l’Afrique australe. Les opportunités de substitution aux importations restent importantes dans les produits pharmaceutiques, les engrais, l’assemblage de machines et les biens de consommation. La poursuite des investissements dans les parcs industriels, l’approvisionnement en énergie et la logistique de transport devrait renforcer la compétitivité et approfondir les chaînes de valeur.