L’agriculture et l’agro-industrie occupent une place centrale dans l’agenda de transformation du gouvernement tel que défini dans la Feuille de Route Gouvernementale Togo 2025. Le Togo bénéficie de zones agro-écologiques fertiles propices au maïs, au riz, au manioc, au soja, au coton, au sésame, au café et au cacao. Le coton demeure la principale culture de rente, tandis que le soja est rapidement devenu un produit d’exportation majeur en réponse à la demande internationale croissante. Malgré ce potentiel, le secteur reste dominé par de petits exploitants cultivant moins de 2 hectares, avec une mécanisation limitée, une faible couverture d’irrigation et une productivité réduite. Le gouvernement vise à faire évoluer l’agriculture d’un modèle de subsistance vers une agriculture commerciale, compétitive et orientée vers l’exportation, fondée sur des chaînes de valeur modernes, des zones de stockage et de transformation et des innovations climato-intelligentes.
Contribution économique
L’agriculture représente environ 20 % du PIB et emploie près de 40 % de la population active, ce qui en fait un secteur essentiel pour la croissance, la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté. Les exportations de soja dépassent 200 000 tonnes par an, positionnant le Togo comme un fournisseur clé en Afrique de l’Ouest. Le coton contribue fortement aux recettes d’exportation et aux revenus ruraux. Le secteur agricole a enregistré une croissance moyenne d’environ 4 % par an au cours de la dernière décennie, soutenue par des réformes de distribution d’intrants, des subventions aux engrais et de nouvelles initiatives d’irrigation. La transformation agro-industrielle demeure toutefois limitée, la plupart des produits étant exportés à l’état brut.
Perspectives
Les perspectives sont favorables, avec d’importantes initiatives gouvernementales axées sur le développement de parcs agro-industriels, le renforcement des infrastructures de stockage, les programmes de mécanisation et l’extension de l’irrigation dans les bassins de l’Oti et de la Kara. Les chaînes de valeur du riz, du maïs, du soja, du coton, de la volaille et de l’horticulture sont modernisées avec l’appui des partenaires de développement. La ZLECAf offre de nouvelles opportunités pour les aliments transformés, les huiles végétales, les aliments pour bétail et les boissons. Les plateformes d’agriculture numérique, les services météorologiques et la surveillance satellitaire devraient améliorer la productivité, la résilience et l’intégration aux marchés.