Date

Emplacement

Brazzaville, Congo

Pays connexes

République du Congo

À propos des Assemblées annuelles

Les Assemblées annuelles 2026 se dérouleront du 25 au 29 mai 2026 au Centre international de conférence de Kintélé, à 16 kilomètres de Brazzaville. Le thème des assemblées annuelles est « Mobiliser des ressources à grande échelle pour le financement du développement de l'Afrique dans un monde fragmenté ».

Image
Assemblées annuelles BAD

Thèmes des assemblées annuelles

Déficit de financement croissant

L'Afrique se trouve à un tournant décisif de son développement, marqué par un déficit de financement croissant dans un contexte géopolitique et économique mondial en pleine mutation, et par une fragmentation croissante du monde qui contribue à la diminution des financements alloués au développement du continent.

D'une part, on estime que l'Afrique a besoin de :

  • Plus de 1 300 milliards de dollars par an pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD) mondiaux
  • 184 à 221 milliards de dollars par an pour le financement des infrastructures
  • 213,4 milliards de dollars par an pour combler le déficit de financement climatique jusqu'en 2030
  • 402,2 milliards de dollars par an pour accélérer sa transformation structurelle

D'autre part, le rapport des Perspectives économiques en Afrique 2025 de la Banque estime qu'avec des politiques appropriées, en luttant contre les fuites de ressources et en améliorant la gouvernance institutionnelle et économique, l'Afrique a la capacité de mobiliser environ 1 430 milliards de dollars provenant de diverses sources de revenus nationaux, un montant suffisant pour financer son développement et atteindre les ODD.

En outre, la fragmentation économique et géopolitique croissante modifie fondamentalement le paysage du financement du développement mondial, les puissances concurrentes réorientant leurs ressources vers la consolidation de leur propre domination militaire, économique et financière plutôt que vers la coopération internationale au développement.

 

Tensions croissantes

Suite à la pandémie de COVID-19, qui a ravivé les politiques nationalistes et redéfini les relations commerciales, les tensions géopolitiques persistantes, les multiples chocs mondiaux et la divergence des réponses politiques des puissances mondiales concurrentes ont accentué la fragmentation économique et géopolitique.

Ces tensions croissantes réduisent le volume global des financements traditionnels du développement et des flux commerciaux. Elles introduisent également des cadres de développement concurrents et souvent contradictoires, les différents acteurs mondiaux promouvant des visions divergentes des priorités et des approches de développement.

Par conséquent, l'Afrique se trouve à un tournant critique, marqué par un déficit de financement croissant dans un contexte géopolitique et économique en rapide évolution, l'évolution des priorités des partenaires au développement et la diminution des flux financiers traditionnels du développement (aide publique au développement et investissements directs étrangers), la hausse des coûts de remboursement de la dette, l'escalade du coût du capital et l'accroissement des incertitudes sur les marchés financiers internationaux.

Opportunités d'autodétermination

Au milieu de ces défis et incertitudes, de nombreuses opportunités d'innovation et d'autodétermination s'offrent à l'Afrique. D'après les conclusions des Perspectives économiques en Afrique 2025, l'Afrique a le potentiel de mobiliser des ressources suffisantes pour financer son propre développement.

Toutefois, les faiblesses des systèmes financiers et commerciaux nationaux, régionaux et mondiaux limitent sa capacité à déployer efficacement ces ressources et à tirer parti de son potentiel en matière de croissance inclusive et résiliente et de développement durable.

Pour mobiliser des capitaux à grande échelle dans un contexte mondial fragmenté et en constante évolution, l'Afrique doit utiliser ce dont elle dispose pour se donner les moyens de s'engager activement et d'affirmer son rôle financier sur les marchés internationaux. Elle doit adopter une approche stratégique en renforçant ses propres systèmes financiers (institutions financières, marchés financiers, agences de notation de crédit et cadres de supervision et de réglementation associés) ancrés dans ses réalités et priorités nationales.

Les institutions financières africaines, tant nationales que régionales, doivent intensifier leur coopération afin d'optimiser leurs bilans et de déployer des modèles de financement innovants, des financements mixtes, des financements climatiques et des financements numériques, et nouer des partenariats productifs pour compléter les capitaux nationaux. L'Afrique doit mener une diplomatie économique efficace en renforçant la coordination et en adoptant une politique pragmatique qui implique tous ses partenaires, de l'Est, de l'Ouest, du Nord et du Sud, en tirant les enseignements de tous ses partenariats de développement et en maximisant les bénéfices potentiels, conformément à ses objectifs de développement à long terme.

La jeunesse, un atout majeur


Agenda

25. - 29. Mai 2026

Programme

Veuillez consulter le programme complet ici.