25 juin 2026

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Le Conseil d’administration de l’Autorité de gestion du Corridor Abidjan–Lagos (ALCoMA) a nommé l’expert financier béninois Wilfrid Lauriano Do Rego au poste de président du Conseil pour un mandat de quatre ans lors de sa réunion inaugurale tenus à Lagos au Nigeria.

La réunion qui s’est tenue les 11 et 12 juin 2026 a défini les actions nécessaires pour orienter la transformation du corridor à moyen et long terme, et permettre d’atteindre les objectifs adoptés par les chefs d’États des cinq pays membres du corridor.

La nomination de M. Do Reo est conforme aux dispositions de l’Accord intergouvernemental (AIG) qui prévoit une rotation alphabétique entre les États membres en commençant par la République du Bénin. Jacques Ayadji également du Bénin assume automatiquement le poste de vice-président.

M. Do Rego apporte une riche expérience, avec plus de 36 ans de carrière en tant qu’expert-comptable et auditeur, ayant occupé des fonctions de conseil et siégé dans les conseils d’administration de grandes multinationales, d’institutions financières, y compris des fonds de capital-investissement et d’infrastructures, ainsi que d’institutions axées sur l’Afrique. Le Conseil a également pris note de la désignation du directeur des transports, Chris Appiah, en tant que représentant de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest en son sein.

Dans le cadre de son mandat de gouvernance, le Conseil a également mis en place deux sous-comités intérimaires pour accélérer les activités de l’Autorité durant la phase de démarrage : le Comité intérimaire des ressources humaines et de la rémunération, chargé de superviser le processus de recrutement compétitif du directeur général ainsi que du secrétaire juridique et corporatif de l’ALCoMA. Il a également examiné les structures de rémunération et des avantages ; le Comité intérimaire des finances qui sera chargé d’appuyer la mobilisation des financements pour l’autoroute, de superviser l’architecture financière opérationnelle de l’ALCoMA, de préparer les budgets intérimaires et la gestion des risques et des recettes liés au corridor.

Concernant le financement du corridor, le Conseil a exhorté les partenaires au développement, notamment l’Union européenne et la Banque mondiale, à soutenir la construction de l’autoroute ainsi que les opérations de l’ALCoMA. Toutefois, il a exprimé sa préférence pour que ce soutien soit canalisé à travers le mécanisme de coordination de l’ALCoMA, actuellement géré de manière collaborative par le Groupe de la Banque, la CEDEAO et la BIDC, afin de garantir la cohérence et l’efficacité du dispositif de financement du projet. À cet égard, le Conseil a approuvé la création d’un Bureau conjoint de gestion de projet Banque africaine de développement–CEDEAO–BIDC tel que recommandé par le Groupe de la Banque.

Enfin, le Conseil a pris acte, avec satisfaction, de la réussite de la mission d’identification conjointe de la Banque africaine de développement et de la CEDEAO sur l’identification des investissements, menée dans les États membres du corridor, au cours de laquelle les pays ont réaffirmé leur engagement envers la phase d’investissement, notamment par l’émission de lettres d’engagement. Il a salué les discussions en cours de la Banque africaine de développement visant à mobiliser un capital catalytique de 500 millions de dollars, provenant de l’enveloppe des opérations régionales du FAD-17, des allocations basées sur la performance du Fonds africain de développement pour le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Togo, ainsi que les ressources du guichet BAD pour le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Nigéria. Ces ressources seront complétées par d’autres instruments financiers du Groupe de la Banque, notamment les financements du déficit de viabilité, les garanties partielles de risque, les garanties partielles de crédit pour les obligations en monnaie locale, les opérations non souveraines et les financements climatiques via le partenariat du Centre mondial pour l’adaptation.

Pour les prochaines étapes, le Conseil a adopté une feuille de route pour l’opérationnalisation de l’Autorité, comprenant des jalons clés tels que le recrutement immédiat du directeur général, du secrétaire juridique et corporatif et des principaux directeurs.

Le Corridor Abidjan–Lagos, long de 1 081 kilomètres et dont le coût du projet est estimé à 15 milliards de dollars américains, constitue l’un des projets d’infrastructures les plus ambitieux du continent africain. Il prévoit la construction d’une autoroute supranationale à six voies reliant les capitales et principaux centres économiques de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo, du Bénin et du Nigéria, intégrant des composantes de facilitation du commerce et du transport, de développement des chaînes de valeur et de la logistique.

 

Ce communiqué de presse a été publié par la BAD: Le mégaprojet autoroutier Abidjan-Lagos entre dans une nouvelle phase avec la première réunion du Conseil d'administration de l'Autorité 

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Abidjan-Lagos Corridor