Aperçu

L’Égypte a positionné les énergies renouvelables comme un pilier central de sa stratégie à long terme de transition énergétique et de sécurité énergétique. La Stratégie intégrée pour l’énergie durable du gouvernement vise à atteindre 42 % de production d’électricité à partir de sources renouvelables d’ici 2030, en s’appuyant principalement sur l’énergie solaire, l’énergie éolienne et l’hydroélectricité.

Le pays bénéficie d’importants atouts naturels, notamment un fort rayonnement solaire et des couloirs éoliens favorables le long du golfe de Suez, qui soutiennent des projets à grande échelle tels que le parc solaire de Benban de 1,65 GW, l’un des plus grands complexes solaires au monde.

Sur le plan institutionnel, le secteur est dirigé par l’Autorité des énergies nouvelles et renouvelables (NREA), qui promeut et développe les projets d’énergies renouvelables et soutient la participation du secteur privé. Malgré la croissance des investissements et les projets phares, le mix électrique égyptien reste dominé par le gaz naturel.

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Egypt solar

Contribution économique

Les énergies renouvelables se développent mais représentent encore une part relativement modeste du système électrique égyptien. En 2024, les énergies renouvelables représentaient environ 11 % de la production d’électricité, reflétant des progrès mais également l’ampleur de la transition nécessaire.

Le secteur plus large de l’électricité et des énergies renouvelables attire des investissements publics croissants, avec des investissements sectoriels prévus de 136,3 milliards de livres égyptiennes pour l’exercice 2025/26, en forte hausse par rapport aux années précédentes. Les équipements solaires et les activités de développement de projets progressent également, soutenus par les incitations gouvernementales et l’augmentation de la demande intérieure en électricité.

Les projets d’énergies renouvelables à grande échelle sont de plus en plus structurés avec des producteurs d’électricité indépendants et des investisseurs étrangers, renforçant le rôle du secteur dans l’attraction des IDE et le soutien à l’activité industrielle.


Perspectives

Les priorités futures du secteur des énergies renouvelables en Égypte comprennent l’expansion des capacités solaires et éoliennes, le renforcement des réseaux de transport d’électricité, l’accélération des projets d’hydrogène vert, l’amélioration de l’efficacité énergétique et l’approfondissement de la transformation numérique. Le secteur présente un fort potentiel de croissance à moyen terme, soutenu par des objectifs politiques ambitieux, notamment l’objectif d’atteindre 42 % de production d’électricité renouvelable d’ici 2030, qui fournit un signal clair de demande à long terme. L’exceptionnel rayonnement solaire de l’Égypte et ses régimes de vent favorables permettent de soutenir des coûts de production compétitifs, tandis qu’un portefeuille croissant de projets à grande échelle, comprenant notamment des accords récents pour une centrale solaire de 1 GW et un projet éolien de 900 MW, témoigne d’un intérêt continu des investisseurs. Le pays cherche également à se positionner comme un pôle régional d’exportation d’hydrogène vert, avec des protocoles d’accord couvrant jusqu’à 40 milliards de dollars américains d’investissements potentiels. Sa position géographique stratégique et les interconnexions électriques prévues avec l’Europe pourraient davantage permettre les exportations d’électricité renouvelable et renforcer le rôle de l’Égypte en tant que pôle énergétique.

Plusieurs contraintes continuent toutefois d’affecter l’expansion du secteur. Le déploiement des énergies renouvelables reste inférieur à la trajectoire nécessaire pour atteindre l’objectif de 2030, tandis que des infrastructures de transport d’électricité vieillissantes limitent l’intégration des énergies renouvelables variables. Les coûts élevés du capital, les pressions macroéconomiques et les risques liés aux devises augmentent les besoins de financement et les risques associés aux projets. En outre, la dépendance continue au gaz naturel reflète un verrouillage structurel du système électrique, et les ajustements des objectifs à plus long terme, parallèlement à la priorité persistante accordée au gaz, pourraient peser sur la confiance des investisseurs.