L’agriculture demeure un pilier fondamental de l’économie du Mozambique, soutenant les moyens de subsistance ruraux et employant la majorité de la population. Le secteur est dominé par l’agriculture familiale, centrée sur les cultures vivrières telles que le maïs, le manioc, le riz, le sorgho et les haricots, ainsi que sur des cultures de rente comme les noix de cajou, le coton, le tabac, le sucre, le thé et les produits horticoles. Le Mozambique bénéficie d’importantes terres arables, de zones agro-écologiques variées et de vastes systèmes fluviaux, offrant un fort potentiel de développement agricole. Malgré ces avantages, la production agricole reste largement pluviale et à faibles intrants, avec une mécanisation limitée, une couverture d’irrigation faible et des capacités de stockage et de transformation insuffisantes qui freinent la productivité et la création de valeur ajoutée.
Contribution à l’économie
L’agriculture contribue à environ 24 à 26 % du PIB et emploie plus de 65 % de la population active, ce qui en fait l’épine dorsale de l’économie et un moteur central de la sécurité alimentaire et de la réduction de la pauvreté. Les produits agricoles représentent environ 20 à 25 % des exportations totales, dominées par les noix de cajou, le sucre, le tabac, le coton et les produits horticoles. soutient de nombreux liens en amont et en aval — approvisionnement en intrants, transport, transformation et logistique d’exportation — tout en maintenant les revenus ruraux dans des zones où les alternatives d’emploi sont limitées, mais il reste fortement exposé à la variabilité climatique, aux inondations et aux sécheresses.
Perspectives
Les perspectives à moyen terme du secteur agricole mozambicain sont positives, soutenues par la priorité accordée par les politiques publiques, la hausse de la demande alimentaire régionale et la participation croissante du secteur privé à l’agriculture commerciale et l’agro-transformation. Les stratégies nationales mettent l’accent sur l’expansion de l’irrigation, l’agriculture intelligente face au climat et le développement des chaînes de valeur. La croissance du PIB agricole est projetée entre 4 et 6 % par an, portée par l’expansion des céréales, de l’horticulture, du sucre, des oléagineux, de l’élevage et de l’agrobusiness orienté vers l’exportation, tandis que les investissements dans l’irrigation, les infrastructures rurales, le stockage, les installations de transformation et les services agricoles numériques devraient renforcer la résilience et positionner l’agriculture comme moteur de croissance inclusive et de diversification économique à long terme.