Le secteur énergétique de la Zambie repose principalement sur l’hydroélectricité, complétée par le charbon, le fioul lourd, le solaire photovoltaïque, la biomasse et les produits pétroliers importés. Il s’organise autour de trois principaux sous-secteurs : l’électricité, les énergies renouvelables et le pétrole. La capacité nationale installée s’élève à environ 3 790 MW, dont près de 84 % proviennent de l’hydroélectricité, rendant le pays fortement dépendant de la disponibilité de l’eau et vulnérable aux variations pluviométriques.
La demande d’électricité augmente d’environ 3 % par an, portée par la croissance des secteurs minier, agricole et manufacturier, ainsi que par l’élargissement de l’accès grâce aux programmes d’électrification rurale. Toutefois, l’accès reste inégal, la couverture étant nettement plus élevée en zone urbaine qu’en zone rurale. Afin d’améliorer la fiabilité de l’approvisionnement et de diversifier le mix énergétique, le gouvernement a mis en œuvre des réformes telles que la stratégie de tarif de rachat des énergies renouvelables (REFiT), permettant une plus grande participation du secteur privé dans les projets solaires, éoliens et bioénergétiques. De nouvelles installations solaires et l’extension de centrales hydroélectriques continuent de renforcer la capacité de production. Bien que la Zambie soit largement autosuffisante en hydroélectricité, charbon et biomasse, elle importe l’ensemble de ses produits pétroliers pour répondre aux besoins en carburant du transport et de l’industrie. Le secteur évolue ainsi d’une domination de l’hydroélectricité vers un mix énergétique plus équilibré, positionnant les investissements dans les énergies renouvelables comme un domaine clé de croissance.